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Canada refuse le retour des équipes russes et biélorusses aux Mondiaux juniors

4 novembre 2026 Source: Ouest-France Article rédigé avec assistance IA International

Le Canada, par la voix de son Premier ministre Mark Carney, a déclaré qu'il ne permettrait pas le retour des équipes russes et biélorusses aux Championnats du monde juniors de hockey sur glace, malgré une décision du Tribunal arbitral du sport.

Le gouvernement canadien, par l'intermédiaire du Premier ministre Mark Carney, a confirmé la semaine dernière qu'il s'opposerait à la participation des équipes nationales de Russie et de Biélorussie au prochain tournoi des Mondiaux juniors de hockey sur glace, qui doit se tenir sur son territoire dans quelques semaines. Cette position fait suite à une injonction du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui ordonnait la réintégration de ces formations dans la compétition, invoquant le droit des athlètes à concourir sans discrimination.

Pour Ottawa, la décision du TAS ignore la réalité géopolitique actuelle. La guerre en Ukraine, qualifiée par le Premier ministre de « guerre horrible, illégale et injustifiée », justifie selon lui des mesures de boycottages sportifs. Le Canada s'inscrit ainsi dans une démarche collective de plusieurs pays occidentaux qui estiment que la présence d'équipes représentant des États responsables de violations du droit international envoie un message contradictoire, notamment à l'heure où les sanctions économiques et politiques se multiplient.

Du côté des instances hockey, la controverse divise. Certains analystes rappellent que le hockey sur glace, en tant que sport international, se doit de rester neutre et de ne pas être instrumentalisé par des conflits extérieurs. D'autres, en revanche, soulignent que le sport ne peut se permettre de fermer les yeux sur des crimes de guerre, et que la solidarité avec le peuple ukrainien passe aussi par des décisions symboliques au sein des arénas. Les joueurs juniors, souvent âgés de moins de 21 ans, se retrouvent ainsi pris dans un engrenage politique qui dépasse leur simple amour du jeu.

Au‑delà des enjeux immédiats, cette affaire pose la question de l'équilibre entre justice sportive et responsabilité politique. Le Canada, en refusant de plier devant l'arbitrage international, envoie un signal fort : la communauté internationale peut et doit utiliser le sport comme vecteur de valeurs. Reste à savoir si cette position entraînera un changement de cap du TAS ou si elle provocera une escalade juridique sans précédent. L'issue de ce bras de fer pourrait bien redéfinir les règles du jeu dans le monde du hockey pour les années à venir.

Source: Ouest-France