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Route du Rhum : dormir peu, tenir longtemps, la vie des skippers en solitaire

27 octobre 2026 Source: Ouest-France Article rédigé avec assistance IA

Seuls face à la mer, les skippers de la Route du Rhum doivent organiser leurs cycles de repos au fil de la course, entre siestes courtes et vigilance permanente.

Traverser l'Atlantique en solitaire impose une contrainte que peu de sports connaissent : celle de la fatigue qui s'accumule sans jamais vraiment se relâcher. Pendant la Route du Rhum, les skippers engagés dans les différentes classes doivent composer avec un sommeil fragmenté, rythmé par les quarts, les manœuvres et les variations de la météo.

La première règle est d'apprendre à dormir par courtes séquences. Plutôt que de chercher une nuit complète, beaucoup de marins planifient des siestes de vingt à quarante-cinq minutes, souvent réglées sur une alarme ou sur des capteurs de bord qui signalent un changement de cap ou de vitesse. Ce mode de repos demande une discipline stricte, car l'organisme doit se réhabituer à chaque réveil.

Les récits recueillis auprès de navigateurs de premier plan montrent que cette gestion varie selon les bateaux et les tempéraments. Les grands multicoques, qui filent à grande vitesse et exigent une attention constante sur les réglages des voiles, laissent peu de place à la détente. Sur des unités plus anciennes ou plus sobres, le skipper peut parfois s'autoriser des temps de repos un peu plus longs, à condition de rester vigilant face aux risques de collision avec des objets flottants ou des navires de commerce.

La fatigue a aussi des effets moins visibles : une baisse de concentration, une perception du temps altérée, des décisions prises plus lentement. C'est pourquoi les marins insistent sur l'importance de l'alimentation, de l'hydratation et de la surveillance de leur propre état, afin de repérer à temps les signes d'épuisement. Certains tiennent un journal de bord qui leur permet aussi de suivre l'évolution de leur forme.

Au final, la capacité à dormir peu sans sombrer dans l'erreur reste l'une des qualités les plus recherchées chez un navigateur en solitaire. Elle s'acquiert par l'entraînement, par l'expérience des longues traversées et par une connaissance fine de son propre corps. Sur la Route du Rhum, où chaque heure compte, cette maîtrise du sommeil peut faire la différence entre une course maîtrisée et un abandon.

Source: Ouest-France