Lire la suite
En direct
Disponible en 7 langues
LahbabiGuide.com Tiercé · Quarté · Quinté+

Actualités

Route du Rhum : la question financière au cœur du débat en Class40

27 octobre 2026 Source: Ouest-France Article rédigé avec assistance IA

Le skipper Achille Nebout, qui disputera sa première Route du Rhum en 2026, pointe la fragilité économique de la course en Class40.

La Route du Rhum 2026, dont le départ sera donné à Saint-Malo le 1er novembre, s'annonce déjà comme un rendez-vous important pour la classe Class40. Parmi les engagés figure Achille Nebout, skipper du bateau Amarris, qui vivra là sa première participation à cette épreuve transatlantique mythique. Mais au-delà de la préparation sportive, c'est la question économique qui retient son attention.

Interrogé sur la capacité des skippers à faire face aux coûts de la compétition, le navigateur estime que l'ensemble des acteurs du milieu doit mesurer l'importance de la rémunération des marins. Partenaires, classes et organisateurs seraient, selon lui, appelés à prendre conscience de cette réalité pour que la discipline reste accessible et viable.

Le constat qu'il dresse est sans détour : dans son sport, les dotations en argent, souvent désignées sous le terme de prize money, n'existent pas réellement au sens où elles pourraient couvrir l'ensemble des dépenses engagées. Pour illustrer cette situation, il avance que, dans la classe Class40, seul le vainqueur parviendrait à rembourser les frais d'inscription et de participation à l'épreuve.

Cette déclaration met en lumière une difficulté récurrente du yachting au large : le financement d'un programme de course repose le plus souvent sur la recherche de sponsors, de partenaires privés et de soutiens institutionnels, dans un contexte où les retombées économiques directes restent limitées pour la majorité des concurrents. Les budgets consacrés à la construction, à l'entretien, à la logistique et à la préparation physique et technique peuvent rapidement atteindre des montants considérables.

Le débat posé par Achille Nebout dépasse donc son seul cas personnel. Il interroge la place accordée aux skippers dans l'économie de la course au large et la manière dont la discipline pourra, à l'avenir, attirer de nouveaux talents sans que la participation ne devienne réservée à quelques profils disposant de moyens financiers importants.

Source: Ouest-France